Naissance d’une végétarienne: Mon histoire

Végétarienne

1) Petite Charlotte

Quand j’étais toute petite je ne sauvais pas tous les animaux de la planète, non. Pour être tout à fait honnête j’avais d’ailleurs une certaine animosité et cruauté envers certains insectes qui faisaient peur à ma grande sœur. Je les écrasais, les anéantissais tel un fidèle chevalier servant. Aujourd’hui j’en ai honte, mais cette passade destructrice n’a pas duré éternellement et fut à vrai dire assez courte. J’ai eu la chance de grandir dans un très bel environnement : beaucoup d’amour, une jolie maison, un jardin avec un potager, des fleurs dans tous les coins. J’ai toujours mangé de la soupe maison, des légumes du jardin, des confitures de ma mamie…Maman allait chercher de la viande à la charcuterie, du poisson frais, et papa du poulet fermier le dimanche matin sur le marché. Notre alimentation était si on peut la qualifier ainsi « saine ». (Même si aujourd’hui ma vision d’une alimentation saine a extrêmement changé)

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2) Un vent de Changement

J’ai commencé à avoir beaucoup d’empathie pour les êtres vivants vers mes 10 ans où j’ai commencé par sauver les insectes qui se noyaient dans l’eau des arrosoirs de ma maman. J’étais aussi très proche de mon chat, Arthur, qui était mon meilleur copain. Je commençais déjà à me poser pas mal de questions sur la différence entre le lapin avec lequel je jouais chez mes grands parents qui finissait dans mon frigo (que ma sœur et moi même refusions catégoriquement de manger) et mon matou avec lequel je passais des heures à m’amuser. Je trouvais les deux très mignons, alors pourquoi l’un des deux devait finir dans mon assiette ? Je ne comprenais pas non plus que l’on puisse tuer une mouche, une araignée, une guêpe juste par peur, ce qui me mettait d’ailleurs toujours hors de moi.

 Moi qui adorait la viande rouge et très saignante étant petite j’ai commencé à en être dégoutée et trouvait le moyen d’en donner le plus possible à mon chat qui quémandait lors des repas. Vers mes 16 ans j’ai dit à mes parents que je voulais être végétarienne. Ils m’ont juste répondu que j’attendrais mes 18 ans. Je n’ai pas contesté, sûrement par flemme ou par crainte de les contredire. À part les desserts je ne cuisinais pas trop. J’allais au lycée, je rentrais, le repas était déjà prêt. Je n’avais plus qu’à mettre mes pieds sous la table et à manger ce que ma maman préparait sans me poser de questions et puis maman étant un vrai petit chef, c’était toujours drôlement bon.

3) Le fameux déclic

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Le déclic, je l’ai eu lorsque j’ai vu une émission sur arte, nommée« we feed the world ». Les images m’ont terriblement choqué, surtout celles où l’on pouvait voir comment fonctionnait l’industrie des volailles. Révélation ! J’avais enfin fait le lien direct entre ces pauvres êtres vivants sans défense qui vivaient et finissaient leurs tristes vies dans les conditions les plus sordides et la cuisse de poulet dans laquelle je mordais à pleines dents chaque semaine. C’était décidé, je ne mangerais plus de viande. Mes parents ne m’ont pas jugé en tout premier lieu, c’est au fil des mois que ça s’est avéré être plus difficile. Papa a tout de suite compris mais maman a eu plus de mal à se faire à cette idée. Je pense que je lui faisais beaucoup de peine en refusant de manger ce qu’elle avait préparé avec son cœur de maman. Mais aujourd’hui elle comprend et me soutien du mieux qu’elle peut.

mon restaurant vegan préféré à Dublin

mon restaurant vegan préféré à Dublin

J’ai continué à manger du poisson pendant 8 mois, ne sachant pas trop comment gérer le fait de ne plus manger de viande, me heurtant aux moqueries et à l’incompréhension de mes amis et proches. Puis je suis partie en Irlande. J’y ai rencontré mon ex copain qui ma permis de définitivement arrêter. Il m’a fait prendre conscience que l’industrie de la pêche n’était pas bien différente et qu’elle comportait elle aussi ses horreurs, ses injustices et ses conséquences dramatiques.Lorsque j’étais en France je tâtonnais péniblement dans mes recherches de végétarienne mais grâce à l’Irlande, à ces nombreux restaurants/ habitants végétariens et magasins bio, j’ai pu me perfectionner et apprendre.

4) Un nouveau tournant

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J’ai stagné pendant une période de 4 ans en étant strictement végétarienne.

Aujourd’hui je suis avec une nouvelle personne (le dénommé chachon). Chachon n’était pas végétarien lorsque je l’ai rencontré. Il ne m’a pas suffit de beaucoup d’arguments pour lui faire changer d’opinion. Il m’a suivi directement ce qui m’a à vrai dire beaucoup surprise, moi qui me heurtais toujours à des murs. Il ne s’était juste jamais posé la question, celle ci ayant été posée, il a définitivement changé son alimentation. Il s’est beaucoup renseigné sur le sujet, a lu des articles, des interviews, des livres…beaucoup plus que ce que j’avais pu faire en 5ans et grâce à lui j’en apprend toujours plus. Il me permet aussi d’affirmer mes idées et de ne plus avoir peur d’entrer en conflit avec ceux qui me provoquent.

Petit à petit j’essaye de supprimer le lait et les œufs. Au jour d’aujourd’hui je n’achète plus de fromage, plus de lait, plus de beurre. J’essaye de ne plus acheter de biscuits contenant des œufs et du lait. Les œufs j’en cuisine très rarement sauf lorsqu’ils proviennent de chez une amie de la maman de chachon qui s’occupe bien de ses poules et qui vivent en totale liberté.

5) Conclusion les amis

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Grâce au végétarisme et végétalisme J’ai découvert une panoplie de légumes, légumineuses, de fruits, de céréales, de goût, de parfums, de textures dont j’ignorais totalement l’existence. J’ai découvert aussi une autre manière de cuisiner, une manière plus éthique, plus proche de la nature et exempt de souffrance et de plus, bénéfique pour mon corps et mon esprit. J’ai appris qu’il existait des similis de viande à base de végétaux qui se rapprochait de la viande que je consommais auparavant, mais qui elle était sans conséquence sur les animaux, j’ai aussi appris que l’on pouvait remplacer les œufs par de la purée de fruits, que l’agar agar fonctionnait largement mieux que la gélatine animale.

La cuisine est devenue une de mes passions les plus fortes et les personnes qui m’entourent sont le plus souvent ravies de ce que je leur sers. (Surtout papa et chachon). On me demande très souvent mes recettes de hamburgers, de lasagnes, de curry et de cupcakes.

Dernièrement j’ai eu un coup de fil de ma sœur qui a acheté des proteïnes de soja pour faire des spaghettis bolognaises végétariennes. Elle m’a dit que c’était très bon et qu’en plus c’était beaucoup moins cher que la viande. Pour moi c’est un joli pas en avant, une petite réussite. Je suis fière de ma grande sœur et heureuse de constater que mes idées font parfois leurs chemins.

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4 commentaires pour l'article “Naissance d’une végétarienne: Mon histoire

  1. T’as oublié l’histoire de petite Charlotte qui voulait être une grande scientifique! 😉 Je n’en dis pas plus…par respect pour les fourmis!

  2. mais chuuut roooh 😀

  3. J’adore votre histoire à Chachon et toi, c’est trop mimi ^^

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