Je suis végane depuis 2 ans

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Pour ceux et celles qui ne le sauraient pas, j’ai d’abord été végétarienne pendant 7 ans avant de devenir végane. Ce fut une décision qui s’est faite d’un commun accord avec chachon. Plus le temps passait dans mon végétarisme et plus je ressentais des incohérences dans mon discours et dans mes idées. Je ne me sentais pas en phase avec ma conscience et je savais au fond de moi que je ne faisais pas ce qu’il fallait pour me sentir en accord avec moi même. Quand j’ai rencontré chachon, il était omnivore et il lui a fallut juste quelques mois pour devenir végétarien. À force de discussions sur le sujet nous en avons conclus qu’il nous fallait devenir vegans. Je dois vous avouer que si je ne l’avais pas rencontré, je ne serais sans doute pas devenue végane à ce moment là. Je continuais mon petit bonhomme de chemin, en restant aveugle à tous les problèmes que pouvaient engendrer ma consommation alimentaire, vestimentaire ou même cosmétique sur les espèces qui nous entourent. Ce fut une véritable prise de conscience et en quelques semaines, nous sommes donc passés de végétariens à végétaliens, puis le temps de finir nos produits déjà en cours, de végétaliens à végans.

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Au début, j’ai fait des erreurs bien sûr car je n’étais pas assez informée sur le sujet. Nous avons aussi fini tous nos produits non vegans avant d’en acheter de nouveaux. J’avais continué à manger du miel dont je raffolais pendant quelques semaines, car je n’avais pas fait le lien entre l’exploitation des abeilles et le véganisme. J’ai aussi acheté quelques produits non végans, par manque de temps, par flemme d’aller jusqu’au magasin bio de l’autre côté de la ville après une journée de travail. Et puis un jour, je me suis dit qu’il fallait vraiment que je m’informe et que je me rappelle pourquoi je voulais être végane. Alors je me suis inscrite à différents forums, à des pages de défense des animaux, et tous les jours je me suis retrouvée face à des images choquantes qui la plus part du temps on fini par me faire pleurer et m’ont fait réaliser que cette cause en était une bonne (j’en ai d’ailleurs parlé récemment dans un article).

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Au niveau social, ça n’a pas toujours été facile je vous l’avoue. Au début, comme durant mon végétarisme, je préférais me taire et maudire dans ma tête les gens qui se moquaient méchamment de mon choix. Bien sûr, j’ai fait la rencontre aussi de personnes qui s’intéressaient au sujet et qui souhaitaient en débattre. Dans ces cas là, je préférais laisser chachon parler car j’avais peur de me défendre et de ne pas avoir assez d’arguments. Je crois que j’étais aussi à une phase de ma vie où j’étais apeurée par le jugement des autres et par le rejet. Au fur et à mesure que je regardais des documentaires, que je lisais des articles, j’ai fini par me construire une argumentation qui tenait la route et aussi, j’ai fini par m’affirmer. Je ne suis pas du genre à imposer mon choix aux autres, je préfère interpeller mes proches sur ce qui se passe, répondre aux questions des gens et les laisser faire librement leurs choix. Ce n’est pas par la force ni par la violence, ni par le jugement que je veux faire passer un message mais par un discours qui tient la route et en montrant que la vie sans produits animaux est possible grâce notamment à mon blog.

Au niveau sortie, ça n’a pas toujours été simple non plus d’aller au restaurant. Je sais que c’est un point qui peut s’avérer être très embêtant, surtout lorsque l’on sort entre ami(e)s ou même que l’on visite une ville et que l’on veut s’arrêter manger quelque part. D’une part, il ne faut pas avoir peur de demander à ce que le chef d’un restaurant vous fasse un repas vegan. Encore une fois, au début, je n’osais pas entrer dans un restaurant qui ne proposait pas au moins un plat vegan. Mais à partir du moment où j’ai osé demandé, La plus part du temps, de mon expérience, cela n’a jamais posé problème. J’ai déjà eu des petites réflexions pas très agréables de la part de quelques serveurs mais il faut bien se mettre dans la tête que vous êtes un client et que c’est au restaurant à se plier à une demande. Surtout que pour moi qui travaille dans un café et qui en plus ne suis pas une professionnelle à la base, préparer un plat vegan, c’est tout de même d’une grande facilité, alors pour un vrai chef de cuisine ça doit l’être encore plus. En France, malgré le fait que le végétarisme, végétalisme et véganisme commence a prendre de l’ampleur, cela reste encore « mal » vu par certaines personnes et je sais que dans le restaurant où je bossais avant en tant que serveuse, j’étais vraiment vue comme une espèce de paria qui vivait dans un monde de bisounours. S’il y avait une demande spéciale de la part d’un client, cela ne plaisait pas au chef cuisinier qui se moquait du client en question. Mais là encore ce n’est pas toujours le cas et beaucoup de chef cuisinier ont une grande ouverture d’esprit et sont curieux d’apprendre à cuisiner différemment.

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Au niveau des cosmétiques et des produits ménagers, mon départ vers l’Angleterre il y a plus d’un an a vraiment facilité les choses car des produits vegans on en trouve quasiment dans toutes les grandes surfaces. Je trouvais cela un peu plus ennuyeux en France car soit il fallait commander sur internet soit il fallait bouger jusqu’au seul magasin bio, et parfois quand on manque d’un produit et qu’on en a besoin à la dernière minute ce n’est pas très pratique surtout pour moi qui n’ai jamais été très organisée. Au niveau des produits d’entretien que ce soit lessive, adoucissant, produits vaisselles et autres, nous prenons la marque Ecover qui a aussi l’avantage d’être bio mais aussi la marque Method que nous avons découvert récement. Au niveau des cosmétiques, je me penche plus vers Lavera, Original source, Dr Organic (je n’utilise que leurs produits vegans), the little soap company, et parfois (mais très rarement) Lush quand je n’ai pas d’autres options.

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Au niveau de ma santé, je dois vous avouer que je n’ai pas vu beaucoup de changement, mais je peux juste vous dire qu’elle ne s’est pas dégradée et qu’au final ma dernière prise de sang qui remonte au mois d’aout est absolument parfaite. Je me complémente en vitamine B12 pour ne pas prendre le risque d’en manquer. J’ai troqué mes chaussures de courses à cause de deux tendinites aux genoux pour un vélo que j’essaye d’utiliser le plus souvent possible pour aller au travail. J’ai un job qui est très fatiguant donc je dois être le plus en forme possible pour tenir le coup. Je crois que mon corps doit aussi s’habituer à un nouveau rythme qui signifie 7h sur mes pattes et 1h de vélo par jour ce à quoi il n’était pas habitué auparavant. Je ne peux pas blâmer mon véganisme pour mes problèmes de santé car malgré le fait que j’ai un blog de cuisine, je ne m’alimente pas toujours bien, car qui dit travailler dans une cuisine, dit goûter les plats toute la matinée, ce qui fait que je n’ai pas toujours faim à midi et donc que mes repas ne s’équilibrent pas toujours. De plus, j’ai une mauvaise tendance à me coucher bien trop tard à cause de tous mes petits projets que j’essaye de faire avancer alors que j’ai besoin de mes 8-9h de sommeil pour être sur pied (alors que chachon est tout frais avec juste 6 à 7h). J’ai  donc souvent un manque de sommeil à récupérer qui n’a rien à voir avec mon véganisme.

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Au niveau vestimentaire, j’ai juste arrêté d’acheter de la laine, de la soie et du cuir. Je n’ai jamais porté de fourrure car cela m’a toujours horrifié. J’ai gardé mes anciennes chaussures en cuir que je porte encore parfois et qui commence à être à bout. J’ai aussi gardé mes anciens pulls en laine que je continue de porter. C’est un choix que j’ai fait. Je ne souhaitais pas les jeter, je ne souhaitais pas les donner non plus pour que quelqu’un d’autre les porte et aussi parce que je n’avais pas les moyens d’en acheter d’autres, j’ai préféré les mettre jusqu’à ce qu’ils s’épuisent et que je puisse en acheter de nouveaux. Au niveau des chaussures, j’adore la marque Will’s london (j’ai  d’ailleurs eu une paire de bottes pour Noël car les miennes en cuir sont finalement trouées ) ou Good guys don’t wear leather. J’ai aussi appris que la marque esprit c’est mise dans la vente de chaussures véganes, mais je n’ai pas encore eu l’occasion d’essayer, il faut dire aussi que je n’achète pas de chaussures tous les jours non plus.

conclusion

J’aimerais être plus écologique. Je suis en admiration devant les personnes qui prennent le temps de faire leurs cosmétiques eux même, qui portent des vêtements recyclés, qui ne prennent jamais leur voiture, qui n’engendre aucun déchets, qui vivent des fruits et légumes de leurs jardins… C’est un idéal de vie que je souhaiterais vraiment approcher un jour, car véganisme et écologie s’entrecroisent énormément. J’aimerais écrire plus d’article sur ma manière de vivre, sur mes autres créations, ma musique, mes dessins, et vous aiguiller un peu plus sur le véganisme et les options que ce choix comporte. Mon grand regret et aussi de ne pas encore avoir adopté un animal et je peux vous dire que je regarde très souvent les centres d’adoptions car j’aimerais offrir une maison à un chat âgé mais notre propriétaire ne veut pas d’animal dans notre appartement. J’ai toujours grandi avec un chat à mes côtés et au delà du fait que j’aimerais donner un foyer à un animal dans le besoin, j’aime aussi beaucoup leur présence et le réconfort qu’ils apportent. Je suis fière de ce que je suis aujourd’hui, de mon blog, de ma petite cagnotte que j’ai organisé pour L214, de ma vie en générale, mais je ne me sens pas encore totalement en phase avec moi même. Je sais qu’il me reste encore beaucoup de chemin à faire pour me sentir encore bien mais je m’autorise aussi à ne pas essayer d’atteindre la perfection et à faire des erreurs. Car c’est grâce à ces erreurs que j’apprend à avancer et c’est grâce à elles que je suis ce que je suis aujourd’hui.

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